Aviette prenant sa vitesse sur la piste, au stade vélodrome du "Parc des Princes", à Paris, pendant les épreuves du Prix du Décamètre (Prix Peugeot de 10 000 fr.), le 24 novembre 1912. "La deuxième journée de l'Aviette Les Prix Peugeot, de 10 000 francs pour le Décamètre de l'Aviette, et de 2 000 fr. pour le Demi-Décamètre restent à gagner. Après les résultats purement négatifs du Concours du Décamètre de l'Aviette, deux fois proposé - nous ne pouvons pas dire essayé, dans le vrai sens du terme - le 2 juin et le 21 novembre de cette année, il est indiscutable qu'à notre époque l'homme ne vole pas encore de ses propres forces, même quand il est sollicité à franchir, pour 10 000 fr., la modeste étendue proposée comme critérium de son premier essor athlétique. Nous avons dit, à ceux qui prétendaient avoir volé des hectomètres et des kilomètres pour rien : 'Volez seulement un décamètre, pour quelque chose.' Ceux-là ne se sont pas présentés au Parc des Princes, de peur de voir leurs affirmations audacieuses réduites à néant. Nous avons dit, aux modestes qui n'avaient pas d'autres prétentions que de témoigner leur confiance dans l'avenir du vol humain : 'Montrez-vous.' Ils sont venus simplement et bravement à notre appel, sans l'espoir du succès, sans l'appréhension de l'insuccès, pour manifester publiquement leur foi et leur espérance. Le 2 juin, 29 engagés ont amené leurs appareils au Parc des Princes : ils ont récupéré, de ce fait, le droit de 10 francs qu'ils avaient consigné et ils ont reçu de l''Auto' une médaille commémorative, dont la valeur s'augmentera, sous la patine du temps. Le 24 novembre, les engagés ont fait honneur à leur parole. Ils récupéreront de même leur droit de 10 francs, en restant qualifiés comme leurs devanciers, pour le Concours du Décamètre et ils recevront en souvenir de cette deuxième journée une médaille d'argent à la date qui leur sera indiquée dans l''Auto'. Voici leurs noms : Caillez, de Pierrepont. Tournois, Decourty, Nickels-Daled, Collet, Graffard-Jolly. Girerd, Prins, Stocklin, Dubouloz, Van de Vloet, Lamotte Louis, Soulier-Brégand, Dutheil, Raymond, Carrière. Et maintenant, six grands mois de travail restent à l'avietteur qui ambitionne le titre glorieux de premier homme votant pour s'entraîner à l'épreuve du Décamètre, dont les conditions se résument en deux mots : franchir dix mètres, au-dessus du sol, sans autre moteur que le muscle athlétique. (...) Le prix de 2 000 francs, pour le Demi-Décamètre, qui aurait pu être gagné, hier, peut être gagné demain. Il importe qu'il soit décerné le plus tôt possible. Pour tout avietteur avisé qui s'entraîne immédiatement, en vue de cette épreuve il y a une jolie branche à cueillir parmi les lauriers d'or offerts à l'envolée de l'aile humaine. Emmanuel Aimé" (Journal "L'Auto", édition du 25 novembre 1912)
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