Vue générale du triplan Astra, sur le terrain d'Issy-les-Moulineaux, le 29 août 1911. La cellule est formée d'un treillis de tubes métalliques recouvert d'un revêtement entoilé. Le moteur, un Renault 8 cylindres en V à refroidissement par air, d'une puissance relativement modeste (75 ch), entraîne une grande hélice bipale. Le moteur est protégé en partie basse par un carénage en tôle d'aluminium. La revue hebdomadaire "La Revue commerciale automobile" (édition du 10 octobre 1911) souligne le trait distinctif de cet avion : "Il est muni, à l'avant, de 4 grandes roues pleines munies d'énormes pneumatiques." En effet, le train d'atterrissage de type classique comprend, pour le train principal, quatre grandes roues d'1 m de diamètre montées sans suspension dont les pneus effectuent le travail d'amortissement. Deux roulettes sont montées à l'arrière pour soulager le fuselage dans ses déplacements au sol. Le contrôle latéral est réalisé par 2 ailerons montés sur les ailes haute et médiane. Le plan de queue est composé d'une dérive simple et d'un élément horizontal d'une envergure de 4 m. L'appareil possède d ’ indéniables qualités de stabilité en vol et peut atterrir en douceur. Toutefois, une motorisation insuffisante (un moteur Renault de 75 ch) et un poids à vide élevé (760 kg) constituent un handicap pour une machine de cette taille (13 m de largeur et 9,70 m de longueur). Le triplan Astra est un avion qui a sa place dans l'histoire de l'aviation même s'il n'en est resté qu'à un stade expérimental.
© Monde et Caméra / Coll. musée de l'Air et de l'Espace - Le Bourget / MC 7219
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